Quotidiens dépaysés

2005. Triptique vidéo.

Théâtre Balavoine, à Arques.

 

J’avais reçu commande d’un travail vidéo sur la région Audomaroise par le centre culturel de la communauté d’agglomération de St Omer. On m’avait décrit une région vivant en cercle fermé depuis plusieurs siècles, abritant un gigantesque complexe industriel possédé par une unique famille de patrons. En 2005, la ville d’Arques abrite la plus grande usine de verres au monde.

En arrivant, tout m’apparaissait exotique. Je prenais peu à peu la mesure de la puissance du commerce international, capable tout à la fois de rendre une région prospère, de fondre en verre chaque jour une centaine de tonne de sable, et de mettre quatorze mille hommes au service de la machine.

Alternative à la fascination par la machine, la contemplation des éléments : N’ayant ni la liberté de parler de l’usine, ni le temps de la prendre et de construire un propos original ; j’ai appliqué un procédé permettant de rappeler l’inscription de chaque lieu dans un tout qui le dépasse. Pour mettre sur le même plan la course des personnes et celle des météores.

 

 

La place de l’Hôtel de ville d’Arques.

 

 

Aller-retour sur la piste de l’aérodrome construit par les Allemands pendant la deuxième Guerre Mondiale, et sur laquelle s’envolent les notables d’aujourd’hui. Au fond, le centre de détention régional.

 

 

Dérive sur les Marais audomarois creusés par les moines à partir du Xème siècle, aujourd’hui classés au réseau mondial des réserves de biosphère.